METRIC – GROW UP AND BLOW AWAY

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METRIC – GROW UP AND BLOW AWAY

 

Juin 2007 Last Gang 10 titres

Juin 2007
Last Gang
10 titres


D’habitude attirée par des albums un peu plus sombres, c’est aujourd’hui le solaire Grow Up And Blow Away qui retient toute mon attention. S’il s’agit du premier album composé par METRIC, groupe canadien de rock indé formé en 1998, il ne sortira finalement qu’en 2007.

J’ai tout d’abord découvert le morceau Raw Sugar. A son écoute, j’imagine une Alice au Pays des Merveilles nous parlant, désabusée, du monde réel. Elle meurt de retourner auprès de ses amis les petites fleurs et autres chenilles complètement foncedée.

Comme à chaque fois qu’une chanson me transporte, je passe rapidement à l’écoute de tout l’album.  Première piste, titre éponyme de l’album, et premières impressions : du rythme, une compo pas trop compliquée, un refrain entraînant et que je retiens facilement. Type d’album que je vais prendre plaisir à massacrer sous ma douche et en me préparant pour sortir le week-end.

D’ailleurs ce soir c’est parti ! Alors je monte le son, et prépare religieusement ma tenue pour cette soirée qui sera, je l’espère, festive et avec son lot de surprises. Tout en me décidant à mettre cette robe verte plutôt que mon éternel slim noir, s’échappe alors de mes enceintes un son saccadé, Rock Me Now. Et la voix sensuelle que j’entends alors, plus parlée que chantée, me fait taper du pied, remuer les épaules, balancer mes cheveux mouillés de gauche à droite (oui, je sors de la douche ndlr), et remettre la pose de mon maquillage à dans 5 minutes. Pour l’instant je danse seule devant mon miroir.

En mettant mon mascara, The Twist me permet d’imaginer comment je vais rencontrer l’homme de ma nuit ce soir : il me prendra la main, me fera tourner sur moi-même. Avec l’obscurité et le bruit je me rendrai à peine compte à qui j’ai affaire. Mais qu’importe : la nuit, d’autres sens sont en éveil.

Et puis résonne Soft Rock Star : les copains ont décidé que ce soir on se construisait des souvenirs. Va savoir comment, emportée par leur énergie, je me retrouve sur le toit d’un immeuble. La vue est à couper le souffle. Les lumières de la ville donnent une couleur orangée au ciel. La danse des voitures rythme notre discussion. On fume des cigarettes, on boit des bières pas assez fraîches, on part dans des débats sans fin.

Et puis moment de grâce sur la chanson White Gold. On se tait et on laisse le vent nous envelopper dans une même sensation qu’on ressent tous au même instant : on est là où on veut être. Nulle part ailleurs. Avec les personnes qui, sur le moment, sont tout ce qui compte.

Et puis les premiers métros font leur apparition sur les voix aériennes. Le titre The Battlecry m’accompagnera dans mon errance jusqu’à mon lit. A la fois épuisée et heureuse, je sourirai à des gens qui se diront que je suis bien insouciante. Tant mieux.

Mon téléphone sonne. « Putain mais qu’est ce que tu fous ? On t’attend depuis 1h ! ». Il est 21h30. Merde. Je suis en retard et pas encore habillée…

Cécilia
Posté par Cécilia

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